Parcours

Formation

Ben Pastre naît à Chartres en Eure-et-Loir au sein d’une famille modeste. Selon la volonté de ses parents, elle suit une formation universitaire qui la destine à devenir fonctionnaire. Mais son coeur est ailleurs, elle désire plus que tout peindre… Elle intègre en 2003 l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans. Elle y rencontre Pierre Tritsch ( prix de Rome ) et Nicole Berton, tous deux peintres. Ils l’encouragent à poursuivre sa quête de la peinture notamment parce qu’ils trouvent qu’elle a un regard particulier sur le monde. Mais aussi parce qu’elle  a tendance à négliger de nombreuses propriétés séduisantes de la peinture, préférant créer des arêtes dures et des plans larges.

Elle peint essentiellement des scènes urbaines au crépuscule, cet instant ente chien et loup.

Elle est passionnée par les Etats Unis, son architecture des villes western et des villes plus modernes, ses grands espaces qu’elle a eu l’opportunité de traverser avec son mari et ses filles.

Elle est notamment fascinée par la peinture de Hopper, son monde de silence est le sien aussi. Les effets d’ombre-lumière de Hopper, Rembrandt, Vermer ainsi que  les ambiances atmosphériques à la manière des impressionnistes l’inspirent. Plus récemment, elle découvre les peintures de Trévor Young, artiste américain contemporain qui traite les états unis avec un regard qui la touche particulièrement.

Expositions

Pierre Tritsch et Nicole Berton vont lui permettre de faire ses premières expositions vers 2008. Le regard des visiteurs lui donne confiance et elle serra récompensée par des prix, la reconnaissance des institutions locales et notamment aussi d’un entrepreneur, lequel lui commandera au cours des années suivantes plus de 40 toiles.

Mais tout ceci reste très localisé. C’est une exposition au Carrousel du Louvre en 2015 qui va lui apporter une opportunité exceptionnelle. Elle est remarquée par un fonctionnaire d’état français, chargé par le gouvernement chinois de trouver des artistes pour réaliser une résidence d’artistes en Chine durant deux mois.

Résidences 

Elle accepte cette fabuleuse aventure artistique et humaine qui lui ouvre le champ des possibles à l’international. Elle fera une seconde résidence l’année suivante, dans une autre région de la Chine. Ces résidences ne lui apportent pas les expositions promises par la Chine mais elle découvre la sensation du travail en immersion absolue. Les résidences permettent de mettre de côté le quotidien et sont une formidable source de concentration, d’introspection, de réflexion et d’une évolution technique.

Suite à cette riche expérience, revenue en France, dans son quotidien et sa peinture, elle fait quelques salons nationaux. Mais tout ceci a un goût d’amertume… 

Un ami peintre et sociétaire de la fondation TAYLOR, Robert Verluca lui offre le privilège extraordinaire de partir en résidence d’artistes à ATLANTA durant un mois et demi, aux Etats Unis. Le rêve absolu: revoir les Etats Unis tant aimés et être immergée dans la créativité absolue. Un contexte géographique et situationnel idéal pour créer.

Aujourd’hui, son travail est donc présent dans plusieurs musées de Chine et à la galerie- fondation BESCHARAT à Atlanta.

 Son monde est bien encore celui du silence allié au crépuscule.